Stage
d’initiation à l’étude de la dynamique des populations et des
préférences d’habitat d’une plante herbacée rare du sud du Québec,
l’aster à rameaux étalés (Eurybia divaricata): Projet démarré en 2007 Équipe: Daniel Gagnon, Ph.D., UQÀM et FRFCE Geneviève Boisjoli, étudiante M.Sc. en biologie, UQÀM
Stagiaire: Martin Genest, INRS‐Eau (Été 2008)
Financement: MRNF
Ce stage intensif a consisté en l’apprentissage sur le terrain par le
stagiaire Martin Genest de méthodes liées à l’étude de la dynamique des
populations d’une plante menacée forestière, à l’étude de son habitat,
ainsi qu’à sa conservation. L’apprentissage de terrain a été sous la
supervision de Daniel Gagnon (professeur, UQAM) et de Geneviève
Boisjoli (étudiante de M.Sc. en biologie, UQAM), dans le cadre des
travaux de recherche de maîtrise de Geneviève Boisjoli (directeur de
recherche : D. Gagnon). Ces travaux visent à améliorer les
connaissances sur certains aspects de la biologie de l’espèce, la
dynamique des populations et les préférences d’habitat de cet aster
menacé.
L’espèce visée pour ce stage est l’aster à rameaux étalés (Eurybia
divaricata), une espèce de plante herbacée menacée du sous bois des
forêts mixtes du sud du Québec et de l’Ontario. Au Québec, seulement 11
occurrences sont répertoriées dont seulement six d’entres elles
comptent des effectifs susceptibles d’assurer la pérennité de l’espèce.
Plusieurs facteurs, tels que la perte d’habitat et la prédation (par le
cerf) constituent des menaces à la survie de cet aster. L’aster à
rameaux étalés pousse sous un couvert forestier clairsemé dans les
forêts dominées par l’érable à sucre, associé entre autres à la pruche
du Canada et au bouleau jaune. Les populations à l’étude se trouvent
près de la frontière entre l’est de la Montérégie et l’ouest de
l’Estrie (St‐Armand, Frelishburg).
Les résultats de l’étude permettront de cibler les efforts de
conservation et aider à améliorer les stratégies d’aménagement et les
plans de conservation. De plus, l’étude contribuera à sensibiliser les
propriétaires privés à l’importance de préserver l’habitat de cette
espèce et, par le fait même, la biodiversité retrouvée dans ce milieu.
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